Chroniques

Le limier de Roger Poirier-Service presse

Résumé:

Un meurtre ; pour tout témoin, un chien disparu ; aucun indice, aucun motif…
Comment rendre justice ? Un honnête citoyen est victime d’une agression gratuite perpétrée à
même son domicile. Cette attaque crapuleuse et ineffable lui sera fatale. Témoin de la scène,
son chien est laissé pour mort après avoir tenté de le secourir. Peu de temps après, il est
retrouvé en bordure d’une route par une jeune femme qui ne peut faire autrement que de lui
venir en aide. L’enquêteur Clark, chargé de l’affaire, se retrouve dans une impasse. Ne
trouvant ni motif ni indices pour expliquer cet assassinat, il doit se résigner à clore le dossier.
Quelques années plus tard, lors d’une promenade avec sa maîtresse, le chien croisera le
malfrat et reconnaîtra son odeur. Du fond de ses entrailles, un mot s’impose: danger.
Réagissant à cette impulsion, il cherchera à venger son ancien maître. Malheureusement, cet
acte lui vaudra un verdict de condamnation à mort par euthanasie. C’est à ce moment que
Clark aura vent de l’affaire…

Extrait :

« Clark se retourna et termina de remplir son calepin en y inscrivant le nom de la dame,
son adresse et quelques informations qu’il voulait conserver. Ensuite, il remonta dans sa
voiture et avança jusqu’à la maison de Burton. Il descendit et se redressa pour regarder
l’immeuble, les deux mains sur les hanches : maison unifamiliale, pas très grande mais pas
trop petite, rez-de-chaussée surélevé d’environ un mètre ou un mètre trente, sous-sol à demi
enfoui par la force des choses, extérieur en brique brun clair, fenêtres aux contours jaune-ocre
et imposante fenestration. Il détailla la maison encore quelques instants, puis traversa les
rubans de sécurité que les policiers avaient installés la veille pour isoler la zone. Il ne vit rien
de particulier et… pas de Rex.
« Curieux », pensa-t-il. Il se gratta la tête et avança vers la remise. Tout en marchant, il
réexamina les taches de sang. Arrivé à la cabane, il constata que la porte n’était pas
verrouillée. Il l’ouvrit et vérifia si elle coinçait. Les charnières fonctionnaient normalement.
Cela lui donna la certitude que Burton n’avait pas été surpris par l’ouverture soudaine de la
porte, qui aurait cédé sous une quelconque pression. Hypothèse à exclure.Il pénétra dans la remise et regarda la barre de fer qui traînait sur le sol. Il mit des gants
et se baissa pour la soupeser… Une quinzaine de kilos, peut-être. Était-ce suffisant pour
défoncer un crâne ? Il devait poser la question au légiste. Il voulait également s’assurer qu’on
avait bien prélevé les empreintes sur celle-ci.
Il scruta ensuite l’intérieur de la remise et rien de particulier n’attira son attention.
L’endroit ressemblait à n’importe quelle autre remise. Rien d’anormal. Il ressortit et sentit son
estomac qui lui parlait. « Œufs à la bénédictine ! » pensa-t-il. Il contourna la maison pour
vérifier si le chien ne se planquait pas derrière, puis regagna sa voiture afin d’aller savourer
son premier repas de la journée. Chemin faisant, il communiqua avec Ron.
— Salut, Ron. Où es-tu ?
— Au bureau. J’y suis depuis une petite heure. — Je suis passé chez Burton. Toujours pas de chien. Mais où peut bien être cette foutue
bestiole ? Je fais une escale au restaurant, puis je me rends chez le légiste pour voir s’il a du
nouveau. Il ne m’a pas appelé cette nuit et je trouve ça curieux. Ensuite, je te rejoins au
bureau et on fera le point.

A propos de l’auteur :

Né à Ste-Madeleine, au Québec, Roger Poirier a travaillé dans les entreprises
familiales. Bien que ses sphères d’activité aient davantage fait appel à ses capacités
physiques, il a toujours eu un goût prononcé pour la littérature. Maintenant à la retraite, il
concrétise, avec ce premier roman, un rêve qu’il a longtemps chéri en secret.

L’avis de Lyane A:

La couverture ne m’inspire pas trop, le titre non plus, mais bon, un SP, cela veut dire qu’on
prend le risque d’être déçu par une lecture…

Deux bons points pour ma curiosité : c’est une
première œuvre et l’auteur est canadien.

Un retraité canadien qui se lance dans l’écriture, n’est-ce pas intéressant ? J’en savoure le
dépaysement dès les premières pages en lisant des mots tels que « les odeurs de mousse et de
sapinage » ou « ils en profitaient pour se tirailler » ou bien encore « un homme dans la mi-
trentaine ».

Le ton est donné ; je peux me laisser embarquer dans un roman policier québécois pour en
découvrir la saveur. Il semble que le genre soit de plus en plus apprécié en France. Et j’en
conviens, je suis restée sans lâcher le livre jusqu’à la fin. Fin, qui disons-le me semble un peu
abrupte et convenue !

Mais l’enquête menée par Clark, enquêteur solitaire et pointilleux a suffisamment bousculé
mon attention par les détails soumis à ma réflexion pour que je veuille savoir si Rex devenu
Rouky pouvait être sauvé. Et la famille de Paige et Ted est « si bien sous tous rapports »…

J’ai espéré.

Le style est appliqué, les phrases ont leur propre rythme, les mots sont simples et efficaces, la
psychologie est minimale. Merci Monsieur Poirier d’avoir accompagné ma nuit ; les
changements d’heure en France comme ailleurs sont un peu perturbants.

C’est votre premier roman ; je souhaite en lire d’autres. Je vous souhaite beaucoup de succès
en France.

Merci à l’auteur et à la plume d’or

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