Chroniques

Marseille la Blanche de Bernard Agnès-Service presse et interview

Résumé:

« Je me sens vide et creux tel un écrivain qui vient de terminer son manuscrit ou un coupable qui a fait ses aveux.
Je suis un assassin. »
Le commissaire, chargé d’enquêter sur un attentat pendant une campagne électorale à Marseille raconte son histoire. Il nous plonge dans une ville fantasmée, suspendue entre rêves et réalité où il vit des amours étranges.
Une enquête rythmée par des sujets actuels : le terrorisme, le racisme, les enjeux de l’immigration clandestine.
Curieux commissaire qui rêve de Marseille aux portes du désert… qui joue avec sa fille Julie dans un Far-West de cinéma et l’entraîne dans des voyages improbables.
Est-il amoureux de l’amie de Julie, Leïla, que sa mère veut exiler en Algérie ?…

Mon avis:

Je remercie beaucoup l’auteur de m’avoir envoyé ce roman et de m’avoir fait découvrir sa plume.

La couverture est je trouve très adapté au roman sombre mais avec cette allée de lumière comme une lueur d’espoir.

On découvre une plume délicate assez poétique,rythmée.

Ce roman nous fait voyager de plusieurs façons:

Nous découvrons Marseille d’une manière surprenante,une mise en lumière nouvelle, moi qui vit à l’opposé dans le nord de la France je ne sais rien de Marseille si ce n’est qu’à travers les infos, rarement positif donc et dans ce roman on découvre la ville, la vie de la ville et cette ville vit et vibre de manière si réel qu’on y est, on est à Marseille durant notre lecture.Ce récit est vivant du début à la fin et cela le rend passionnant.

Le voyage est aussi émotionnel, on passe par toutes les couleurs des émotions.

Ce roman est un polar mais pas seulement, il y a une romance, il y a de la sensualité, de l’histoire tout cela enveloppé dans cette poésie comme je le disais plus tôt dans la chronique qui rend ce livre pas du tout noir pour un polar, attention ce n’est pas un livre léger loin de là.L’auteur a une plume très sensible qui moi m’a émeut.Bernard Agnès évoque aussi des sujets d’actualités, des thèmes forts.

Est ce que c’est un roman original? Non,bien mieux il est unique.Est ce que c’est un bon roman? non, il est n’est pas « bon » il est extraordinaire.

Je recommande ce livre aux amoureux des bonnes histoires bien rythmés avec des personnages et thèmes très forts.

Interview de l’auteur:

Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai commencé à écrire à 20 ans. En 1968. C’était la nuit du 31 décembre. Nous n’étions invités nulle
part. Nos parents avaient voulu nous donner une leçon : on ne fait pas un enfant à 19 ans quand on
n’a pas de travail et qu’on est étudiant.
L’appartement était glacé. Ma femme était allée se coucher après avoir rempli la promesse faite à ma
mère : me révéler un secret : mon père avait eu plusieurs femmes pendant la guerre en Indochine et il
avait laissé là-bas 4 enfants. On était en pleine guerre du Vietnam. J’étais perturbé de savoir mes
frères et sœurs sous les bombes et moi, ne rien pouvoir faire pour eux. Je réalisai en même temps
pourquoi ma mère ne m’aimait pas et pourquoi j’avais du mal à l’aimer.
J’ai commencé à écrire à minuit tapantes et je me suis arrêté à 6 heures. J’avais écrit 6 nouvelles de
fantastique et de SF et j’avais attrapé la crève. Ma préférée : 1
er amour, que j’aime pour sa cruauté a
été intégrée dans mon roman « Bracelets d’écume »sous forme de dialogue entre Marie et Selim.
J’ai écrit mon 1
er roman en 1971 : « La guerre inachevée ». « Bracelets d’écume » en 1988, en même
temps que « Marseille La blanche », commencé en 1987 et qui a trouvé sa version définitive en
2017 !…

Pourquoi avoir choisi ce style littéraire ?

Je n’ai pas choisi. J’écris d’abord le scénario d’un film, pour trouver des images, un découpage en
scènes et en séquences, un rythme. Ensuite j’en tire une pièce de théâtre pour visualiser les gestes,
les déplacements, approfondir les dialogues qui, au cinéma sont réduits au minimum.
Le roman est la synthèse de ces 2 formes.
C’est intéressant de voir comment l’histoire et la manière de la raconter évolue selon le média choisi.
Ainsi, j’ai imaginé 4 fins différentes pour « Marseille La Blanche ».

Quels sont les auteurs, les livres qui vous inspirent ?

Aucun en particulier, mes influences sont trop multiples. J’aime trop de genres et trop d’auteurs de
trop de pays différents. Par ailleurs, lorsque j’écris, je ne lis plus rien et je n’écoute plus de musique
pour ne subir aucune influence. Je m’efforce d’être totalement original. Orgueilleux ? Peut-être ? Je
cherche surtout la différence. La pierre philosophale, le livre qui n’a jamais été écrit.

Au contraire, quel est le livre qui vous tombe des mains ?

Vernon Subutex de Virginie Despentes.

Que vous apportent la lecture et l’écriture ?

Dans la lecture : Je cherche surtout le dépaysement. Découvrir des manières de vivre et de penser
différentes, des milieux, des faits historiques que j’ignorais. Des expériences de la vie.
Dans l’écriture : Je pars d’un sentiment fort, d’une révolte. Ensuite intervient probablement une sorte
d’auto psychothérapie. Je cherche des réponses à des interrogations sur moi-même : mon enfance,
mon adolescence, mes expériences passées. J’aurais aimé être un artiste mais je ne sais ni peindre,
no sculpte, ni faire de la musique. Alors j’essaie de la faire avec des mots. Une grande ambition ? Née
d’une grande frustration.

Pouvez-vous nous parler de votre roman ?

Je vais vous lire un petit extrait de « Marseille la Blanche »:
« Je me sens vide et creux tel un écrivain qui vient de terminer son manuscrit ou un coupable qui a fait
ses aveux.
Je suis un assassin. »
Un commissaire écrit sa confession à son ex-femme qu’il a toujours aimée. Il lui dédie son livre. Cette
histoire entremêle fiction et réalité. Qu’a-t’ il vécu, qu’a-t’ il inventé ?
Le commissaire, chargé d’enquêter sur un attentat pendant une campagne électorale à Marseille nous
plonge dans une ville fantasmée, suspendue entre rêves et réalité où il vit des amours étranges.
On suit une enquête rythmée par des sujets actuels : le terrorisme, le racisme, les enjeux de
l’immigration clandestine.
J’avoue que c’est un curieux commissaire qui rêve de Marseille aux portes du désert… On le voit joueavec sa fille Julie dans un Far-West de cinéma et l’entraîner dans des voyages improbables.
On se pose des questions : est-il amoureux de l’amie de Julie, Leïla, que sa mère veut exiler en
Algérie ? Et quel jeu joue Leila ? …
Depuis Marseille, le roman nous fait voyager…
Un voyage dans l’espace, comme Ulysse autour de la Méditerranée.
Un voyage dans le temps, avec les temps forts de l’histoire de la ville, de sa création légendaire à sa
disparition à venir, dans un désert hypothétique mais loin d’être incertain.
Un voyage intérieur : l’enfance, les amours passés, les tentations présentes, le futur ardemment
désiré de retrouver Pénélope… Cela explique-il la violence qui aujourd’hui pousse à tuer ?…

Il y a un thème que vous aimeriez aborder et un autre que vous n’aborderez jamais ?

Je n’aborderai jamais le sujet de la violence faite aux enfants et celle faite aux femmes.
Le thème sur lequel j’aimerais écrire porte sur l’enseignement mêlé à celui de mes voyages. Deux
expériences si différentes qui se sont entremêlées. Les profs ne sont pas des meubles ni des
machines. Ils ont une vie, parfois passionnante, en dehors de l’école. Si je l’écris il s’appellera
« Fragments de la vie d’un prof »

Quel est le livre que vous auriez aimé écrire ?

« Le Comte de Monte-Cristo ». Une histoire d’amour fou et de vengeance absolue. J’aimerais savoir
si j’aurais été Edmond Dantès pour ma femme. Pa ailleurs la « plage des Catalans » où débute le
roman est celle où j’ai passé toute mon enfance et la taverne où s’ourdit le complot contre le héros
existe, elle aussi, toujours. C’est le restaurant Michel, un des spécialistes de la Bouillabaisse à
Marseille.
Enfin, de ma véranda, je suis face aux îles du Frioul et je vois le Château d’If tous les jours. Quand je
l’ai visité récemment, il y avait la biographie d’Alexandre Dumas. Quelle puissance de travail ! C’est le
« Lily Lit » de la littérature. Tant de romans, et si différents écris en même temps !…

Avez-vous en dehors de l’univers littéraire d’autres passions ?

La photo. Les voyages, les sports de glisse.
J’ai dirigé avec ma femme, le plus grand club de roller de la région PACA, ce qui m’a permis
d’organiser des événements pour la ville de Marseille. Le 1
er a duré une journée. J’avais invité le plus
possible d’artistes de rue, plus un concert de reggae et de la capoeira. C’était la folie ! Le 2
ème a duré
trois jours et le 3
ème une semaine. L’adjoint aux sports m’a demandé de devenir organisateur officiel
d’événements. Je l’ai remercié et j’ai refusé. J’ai terminé mon expérience roller en participant avec
quelque uns de mon club, aux 1
er 24 heures du Mans sur le circuit automobile du Mans. Quelle
expérience !
À présent, c’est le ski et le snowboard l’hiver. Ballades et voyages l’été.

Quels sont vos rituels d’écriture ?

J’écris dans ma véranda, avant le lever du soleil. Je me laisse hypnotiser par la feuille blanche
pendant une heure. J’essaie de devenir chacun des personnages de la scène. Je suis un homme, une
femme, un ado, un enfant… Quand je sens que l’alchimie a opéré, je lance le dialogue. Alors mes
personnages me précèdent et je les suis. Parfois ils dévient dans une direction imprévue. Je les laisse
faire. Je ne les censure pas. C’est pourquoi, certains frôlent la déviance ou la folie. Mais je ne les y
laisse pas tomber. Je suis le chien de berger de mes personnages.

Imaginez que l’un de vos romans soit adapté au cinéma, qui voyez-vous dans le rôle principal ?

Vincent Lindon. Un immense acteur très engagé dans ses projets.

Avez-vous des salons du livre ou dédicaces prévues ?

Oui, je viens de m’inscrire au 1er Salon du Livre des auteurs indépendants – Marseille le 27 octobre.

Quels sont vos projets ?

« Fragments de la vie d’un prof ».
« Roman-Photo ». L’homme est d’abord le photographe de sa femme, puis elle devient le
photographe et lui, le modèle. Un beau personnage de femme et de couple en perspective. C’est une
expérience de vivre la nudité dans la nature corse, loin de tout et de tous, et de se fondre, devenir un des éléments du décor. Je me souviens d’avoir escaladé un jour les Calanches de Piana et je me
disais que si un touriste levait la tête, il ne verrait en moi qu’un rocher. Et je sentais battre le cœur de
la roche contre mon corps. Inoubliable.
« Transgénérationnel ». Mélanger mes nouvelles et mes poèmes à ceux de ma petite fille de 13 ans et
de mon fils, la vingtaine, à l’époque.

Où les lecteurs peuvent-ils suivre vos actualités ?

Dans mon journal, sur mon compte Facebook (Agnes Bernard). Je suis novice, et je n’ai pas encore
crée de page… Ça va venir, je vais m’y faire…

Un petit mot pour vos lecteurs ?

Pour qui croyez-vous que j’écris ? « What did you expect ?» disait une pub qui m’amusait beaucoup.

Je vous propose de découvrir une autre chronique ainsi qu’une autre interview de Bernard Agnès si vous avez aimé cet article.

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