Chroniques

Interview de Catherine Secq

Avant de commencer à lire Catherine, j’ai su que la commissaire Bombardier allait me séduire et je ne me suis pas trompée.Depuis Catherine m’accorde sa confiance et j’en suis honorée, longue vie et un long succès à Catherine et sa commissaire !

Depuis quand écrivez-vous?

J’ai attendu d’être libérée de mes obligations professionnelles pour consacrer du temps à cette passion chronophage. Je dirais que cela fait deux ans maintenant.

Pourquoi avoir choisi ce style littéraire ?

J’ai d’abord écrit une fiction racontant la vie d’un homme bouleversé par une passion excessive et qui va retrouver le goût de vivre grâce à la nature. C’est une histoire qui me touche personnellement, mais qui n’a pas su séduire un éditeur classique ; alors, j’ai pris deux décisions. La première a été de publier mes livres en auto-édition et la seconde, d’écrire dans un genre littéraire que j’adore et qui est susceptible de plaire à une cible de lecteurs plus large : le roman policier.(Savez-vous qu’en France, un livre vendu sur quatre est
un roman policier ?) Cela va me permettre, je l’espère, d’acquérir une certaine crédibilité en même temps qu’une meilleure connaissance du monde de l’édition et un jour, je le sais, je ressortirai du tiroir mon premier roman « Un miel au goût amer ».

Quels sont les auteurs, les livres qui vous inspirent ?

J’essaie de lire régulièrement (pas assez à mon goût) et dans des genres variés car cela nourrit mon imaginaire. Mes auteurs préférés sont Jean-Bernard Pouy et Luc Fori pour le polar. Sinon, j’aime Philippe Besson, Francis Hallé, Pierre Lemaître, Stéphane Jougla et plein d’autres avec tout en haut de la pyramide : Saint-Exupéry et son petit prince.

Que vous apportent la lecture et l’écriture ?

La lecture est une porte ouverte vers les autres, vers le monde et un bon échappatoire au quotidien. Plonger dans un autre univers et se laisser emporter par une histoire, c’est tellement agréable. Mais, l’alchimie ne fonctionne pas toujours malheureusement.

Le plaisir de l’écriture est tout autre. D’ailleurs, il n’y a pas que des moments de plaisir ! Pour moi, c’est comme un nouveau projet que je démarre à chaque fois, avec une méthodologie de plus en plus précise qui me permet de travailler par étape. La tâche me paraît moins immense et cela limite un peu les moments d’angoisse comme quand j’ai l’impression d’être dans une impasse ou de ne pas trouver ma route dans l’histoire .

Pouvez-vous nous parler de vos trois premiers romans ?

« Meurtre bénévole », c’est l’histoire d’un patron que l’on retrouve mort sur son bureau. Tous les bénévoles et salariés qui travaillent dans l’association qu’il dirigeait peuvent être suspectés, tant ils se détestent tous. Un vrai panier de crabe. Au-delà de l’enquête policière, le livre est une satyre du monde associatif, moins idyllique qu’on ne l’imagine.

« Ne jetez pas les morts au compost »a pour décor une petite ville thermale de province d’habitude bien tranquille. Sur fond de sorcellerie berrichonne, j’y aborde avec humour le thème de la différence et de l’intolérance.

« Le macchabée givré, à servir bien frais » est une affaire criminelle qui se passe au moment de Noël. Un cadavre dissimulé dans des sapins givrés va être livré dans une célèbre joaillerie parisienne. Pour tenter de comprendre pourquoi, la commissaire va remonter jusqu’à la pépinière d’épiceas dans le Morvan.

Il y a un thème que vous aimeriez aborder et un autre que vous n’aborderez jamais ?

Depuis toujours, je suis passionnée par le végétal et j’ai envie de partager cette passion. Ainsi, tous mes romans sont teintés de vert. Dans « Meurtre bénévole », le lecteur peut découvrir quelques-uns des nouveaux et incroyables usages des végétaux. Dans « Ne jetez pas les morts au compost », il est question de l’évolution des pratiques de jardinage en relation avec le respect pour l’environnement. Dans « Le macchabée givré, à servir bien frais », on découvre comment sont produits les
sapins de Noël.

A l’inverse, jamais je n’écrirai des romans sombres, avec des scènes glauques ou terrifiantes. Je déteste les romans et films d’horreur. Je préfère faire rire (ou à minima sourire) les lecteurs. L’objectif est qu’ils passent un bon moment et que cela leur fasse du bien. Mon credo, c’est le polar tout sauf noir !

Quel est le livre que vous auriez aimé écrire ?
Le petit prince.

Avez-vous en dehors de l’univers littéraire d’autres passions ?

Mon autre grande passion, depuis toujours, au-delà des plantes, des jardins, c’est la nature. C’est ce qui m’a poussée à devenir ingénieure agricole. En 1978, nous étions peu de femmes à décrocher ce diplôme. J’ai eu la chance de réaliser toute ma carrière dans l’horticulture et cela m’a plu. Aujourd’hui encore, j’aime me retrouver parmi des jardiniers. Ce sont des hommes et des femmes dont je partage les valeurs et dont j’envie la sagesse .

Quels sont vos rituels d’écriture ?

Sincèrement, je n’ai pas de rituels. Je peux écrire n’importe où et à peu près n’importe quand (sauf le soir), à condition de pouvoir me concentrer suffisamment. J’ai besoin de rentrer dans l’histoire et visualiser les scènes.

Imaginez que l’un de vos romans soit adapté au cinéma, qui voyez-vous dans le rôle principal ?

J’adorerais et j’écris mes romans un peu dans cette optique. Il y a des films comme « Papillon noir » avec Eric Cantona qui font partie de mes références. Dans le rôle de la Commissaire Bombardier, je verrais bien Marilou Berry, en la vieillissant d’une dizaine d’années. Elle a du talent, du tempérament et de l’humour, tout ce qu’il faut.

Avez-vous des salons du livre ou dédicaces prévues ?

Oui, presque tous mes week-ends maintenant sont consacrés aux salons du livre et dédicaces en librairies. Cela peut paraître un peu pesant, mais j’adore le contact avec le public. Cela se passe toujours bien et ces échanges m’enrichissent et me dopent.

Quels sont vos projets ?

J’ai démarré l’écriture d’une quatrième affaire. J’y parlerai du milieu de l’édition que j’ai découvert finalement récemment et pour le côté vert, je vous emmènerai dans les vignes. Je pense publier deux romans par an pour constituer une jolie série.

Ou les lecteurs peuvent-ils suivre vos actualités ?

Le site http://www.commissairebombardier.com est à jour. J’ai aussi une page facebook (www.facebook.com/catherinesecqauteure), un compte instagram (www.instagram.com/c.secq/
) et twitter (https://twitter.com/CatherineSecq).

Un petit mot pour vos lecteurs ?

Je les invite à me contacter et à me faire part de leur avis, me donner des idées… Même si je ne peux pas tout prendre en compte, soyez assuré que j’analyse et réfléchis sur tout ce qui m’est dit. C’est pour eux d’abord que j’écris et rien ne me fera plus plaisir que de les voir s’approprier la Commissaire Bombardier comme une de leurs amies.

2 commentaires sur “Interview de Catherine Secq

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