Chroniques

Une mère sous influence de Patricia McDonald

Résumé:

Lorsque Morgan arrive dans la petite ville balnéaire de West Briar, en Nouvelle-Angleterre, elle est impatiente d’assister au baptême du fils de Claire, sa plus vieille amie, récemment mariée. Mais celle-ci, fragilisée par son accouchement, donne des signes de dépression inquiétants. Quelques jours après la cérémonie, Morgan reçoit un appel désespéré de Claire. Un crime effroyable a été commis. Et elle vient de l’avouer… Claire est-elle devenue folle ? Est-elle une redoutable criminelle ou une femme manipulée ? Jonglant avec le doute, l’ambiguïté et les faux-semblants, Patricia MacDonald se révèle une fois encore la reine incontestée du suspense psychologique.

Extraits:

« Tirant sa valise à roulettes, Morgan gagna la salle d’embarquement. Elle prit place sur le dernier siège d’une rangée de chaises en plastique moulé d’un gris terne. Il n’y avait pas grand monde. Un couple de quinquagénaires vêtus de beige et chaussés de souliers pour pieds sensibles était installé vis-à-vis d’elle. Derrière eux, quelques rangées plus loin, un homme dormait, recroquevillé sur deux chaises, la bouche ouverte. L’avion pour Heathrow ne décollerait pas avant trois heures. Morgan était arrivée largement en avance. Elle aimait être en avance. Surtout pour un vol international. Elle sortit le journal du dimanche de sa volumineuse sacoche de cuir à bandoulière, le déplia, mais elle était trop excitée pour lire. Elle finit par reposer le journal et rester immobile, les yeux clos, imaginant le mois qu’elle allait vivre, les villages ravissants, la campagne magnifique qu’elle allait visiter, les collègues qu’elle rencontrerait. Le plan de sa thèse de doctorat sur la vie et l’œuvre de Harriet Martineau était fin prêt, elle avait déjà rédigé plusieurs chapitres, cependant ce voyage lui permettrait d’engranger des détails indispensables, des images qu’elle aurait en mémoire lorsqu’elle corrigerait et peaufinerait son travail. »

« Cette maladie étant, dans la plupart des cas, transmise par le père, l’obstétricien avait conseillé à Claire, dès le début de sa grossesse, de consulter un généticien. Alors qu’elle était dans la salle d’attente, en train de feuilleter un magazine, elle avait vu Lucy sortir du cabinet du médecin. Elle était passée tout près de Claire sans la remarquer. Intriguée de rencontrer sa belle-sœur dans ce lieu, Claire n’en avait cependant jamais parlé à Lucy. Guy, qui ne fréquentait guère sa sœur, n’avait aucune explication à donner. À côté de Lucy et lui tenant la main, se trouvait la belle-mère de Guy, Astrid, puis le père de Guy, Dick Bolton. Âgé d’une bonne cinquantaine d’années, Dick aimait pratiquer le surf durant ses heures de loisir, et il arborait le bronzage et la mine éclatante de santé d’un fanatique de la plage depuis de longues années. Toujours séduisant, il ressemblait beaucoup à son fils, en plus costaud et plus athlétique. Peu après son premier mariage, à vingt et quelques années, il avait acheté un cottage délabré, au bord de l’océan, pour en faire le Lobster Shack, où les surfers venaient casser la croûte. Au fil du temps, le formidable succès de la gargote avait donné naissance à un fructueux commerce de vente au détail de crustacés et autres produits de la mer connu sous le nom de Lobster Shack Seafood. Dick avait l’attitude du type cool, relax, pas du genre à porter une cravate ou à s’interdire de siroter un cocktail en contemplant le soleil couchant. Mais, en réalité, c’était un homme exigeant, impatient et colérique que ses deux enfants craignaient. »

« Morgan était installée sur la banquette arrière, près du bébé sanglé dans son siège. Claire, pâle et vacillante comme un agneau, mais propre, maquillée, en robe bleu marine courte et moulante, les pieds glissés dans des chaussures à petits talons, au bout pointu, occupait le siège du passager à côté de son mari qui conduisait comme s’il pilotait une voiture pleine d’œufs frais. De sa place, Morgan pouvait observer le profil délicat de Claire. Elle guettait le moindre changement annonciateur d’une crise de larmes imminente. Mais Claire, se cramponnant à un calme précaire, commentait la douceur de cette journée d’automne et questionnait Guy sur le baptême. »

A propos de l’auteure :

Patricia MacDonald est un auteur de romans policiers américain, née à New York le 1er août 1949. Après une enfance passée à Greenwich (Connecticut), Patricia MacDonald poursuit des études au Collège d’Upsala, puis à l’Université de Boston où elle obtient un doctorat de journalisme. Elle écrit alors dans divers magazines, du journal médical aux magazines féminins. Mariée à l’écrivain Art Bourgeau, libraire spécialisé dans le roman à suspense. C’est dans cette voie qu’elle se lance pour ses romans.

Ses romans, traduits au Japon, en Grande-Bretagne, en Suède et en France, l’ont placée immédiatement parmi les meilleurs jeunes auteurs de romans psychologique à suspense.

Mon avis:

Passionnée de thriller, je me suis tournée hier vers une valeurs sûre:Patricia Mc Donald.

Je ne suis jamais déçue par ses romans à dire vrai.

Commencé Lundi matin, je l’ai terminé Lundi en soirée.J’étais trop impatiente de connaître la fin et les réponses à mes questions.

Morgan et Claire sont proche, très proche, comme des soeurs et à dire vrai Morgan est la seule famille de Claire.

Lorsqu’elle se rend chez son amie pour le baptême du petit Drew,fils de son amie Claire et son mari Guy.Morgan la trouve dans un état dépressif plus qu’inquiétant, son amie est à bout de nerf.

Un événement inattendu concernant le passé d’un proche va créer le malaise lors du baptême, très vit un drame épouvantable se produit et la fragile Claire se déclare coupable.Pourquoi?

Que s’est-il passé dans le cottage ?

On.est emporté par l’intrigue et la détresse de cette jeune mère.Morgan est une battante, prête à tout pour Claire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s