Chroniques·Série

La princesse blanche de Philippa Gregory

Résumé:

La Princesse Blanche clôture la saga historique de Philippa Gregory sur la Guerre des Deux- Roses.

Ce conflit historique de premier ordre pour la succession du trône d’Angleterre se déroule entre 1455 et 1485, entre deux maisons : les Lancastre et les York. L’emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge, tandis que celui des York était la rose blanche, ce qui donna son nom à cette guerre, mais aussi au roman de Philippa Gregory.

L’auteur raconte la fin de cette guerre et ses conséquences, à travers le regard de la princesse Elisabeth York (rose blanche) dont le mariage forcé avec Henri VII (victorieux contre Richard III, qu’elle aimait et aurait dû épouser), met fin à la guerre des Deux-Roses et la couronne reine.

Son avenir ne sera pourtant pas radieux : ses deux frères Richard et Édouard, sont présumés morts. Elle doit faire face aux intrigues de cour.

D’un côté, sa mère fomente des rébellions pour reconquérir le trône. De l’autre, la mère d’Henri prend toutes les décisions à la place de son fils. De plus, plusieurs révoltes menées par des imposteurs se prétendant prince d’York viennent troubler l’équilibre si précaire de la couronne.

La fin de la Guerre des Deux-Roses, souvent considérée comme le passage entre le Moyen Âge et l’époque moderne, moment fondateur pour l’État anglais, est ici racontée avec brio par l’une des plus talentueuse romancière du genre, qui choisit de faire parler les femmes que l’Histoire a trop souvent tendance à oublier.

Extraits:

Si seulement je pouvais cesser de rêver. Je suis si fatiguée; je désire qu’une chose: dormir. Dormir toute la journée, du matin au soir qui, chaque fois, tombe malheureusement un peu tôt. Le jour, je cherche en vain le sommeil; la nuit, je lutte pour lui échapper.
Dans ses appartements sombres et silencieux, j’observe la bougie, sur son chandelier d’or, qui se consume lentement au fil des heures alors qu’il ne verra jamais plus le soleil se lever. Chaque jour à midi, les serviteurs allument un nouveau cierge; les heures s’écoulent, l’une après l’autre. Le temps me paraît se long tandis qu’il ne représente désormais plus rien pour lui, plongé dans les ténèbres éternelles, intemporelles. Je passe la journée à
attendre la lente tombée de la nuit morne et le glas funèbre de la cloche des complies. Je vais alors prier pou lui dans la chapelle, même s’il n’entendra jamais plus mes murmures ni les douces psalmodies des prêtres.
Je peux ensuite aller me coucher. Cependant, une fois dans mon lit, je n’ose pas m’endormir car mes rêves me sont insupportables. Je rêve de lui. Sans cesse.
Toute la journée, je porte un masque: sourire radieux, yeux brillants, peau parcheminée, fine comme un papier.

« Mon rôle principal, pour le restant de mes jours, se résume à celui d’une femme vertueuse et d’une reine Tudor dont la devise est « humble et pénitente ». Peu importe si en mon for intérieur, je reste passionnée et indépendante. Ma vraie nature sera dissimulée ; l’histoire ne se souviendra de moi que comme l’épouse d’un roi et la mère d’un autre ».

Mon avis:

Ce livre est la suite de « La reine clandestine » ou « The white queen » que j’ai chroniqué hier, aujourd’hui je vous propose de découvrir l’histoire d’Elizabeth d’York, la fille aînée d’Elizabeth Woodville et d’Edward IV.

Comme le précédent roman « La princesse blanche » ou « The white princess » a été adapté en série , une série ou beaucoup de faits historiques ont été inventés , basés sur des rumeurs provenant souvent de désaccords entre historiens.

J’ai lu le roman deux fois en version original et une fois en Français, la traduction est très bonne.

Après la mort de son oncle Richard III, Elizabeth princesse d’York est contrainte d’épouser son successeur Henry Tudor et si au départ l’union est loin d’être heureuse, Elizabeth finit par tomber éperdument amoureuse de son mari et réciproquement, ils incarnent l’union de deux clans qui se disputent la couronne depuis des années mais beaucoup ne voient l’accession sur le trône d’un Tudor d’un bon oeil et le couple doit déjouer de nombreux complots.

J’avoue que en ce qui concerne le casting, je préférai les acteurs de « The white queen » à ceux qui ont reprit leurs rôles dans « The white princess », dans la suite de la série « The Spanish princess », ce sont encore des acteurs différents et c’est un peu dommage.

Une saga digne de Game of Thrones : sexy, scandaleuse et addictive

A savoir:

Élisabeth d’York (en anglais Elizabeth of York) est une princesse anglaise née le 11 février 1466 et morte le 11 février 1503.

Fille d’Édouard IV et nièce de Richard III, elle épouse le 18 janvier 1486 le roi Henri VII Tudor et devient reine d’Angleterre en tant qu’épouse et consort du roi. Ce mariage destiné à mettre fin à la guerre des Deux-Roses en unissant l’héritière de la maison d’York à l’héritier de la maison de Lancastre.

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