Chroniques

L’atelier des poisons de Sylvie Gilbert

Résumé

Paris, 1880. A l’académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n’est pas facile. L’apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d’un véritable talent et, surtout, d’une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. Du talent, Zélie Murineau n’en manque pas. De la force de caractère non plus. N’a-t-elle pas déjà prouvé qu’elle était prête à tout pour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d’Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d’autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n’est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc « ses yeux ».
Des auberges mal famées jusqu’aux salons de la grande bourgeoisie, elle va l’aider à discerner ce que les grands maîtres de la peinture sont les seuls à voir : les vérités qui se cachent derrière les apparences.

La couverture du roman grand format


La couverture poche

Extraits

Lorsqu’elle recommença à peindre, elle assombrit le fond, maniant sa brosse avec une sorte de rage, jusqu’à le rendre presque noir. Juliette apparaissait maintenant telle qu’elle l’avait découverte le jour où elle avait fait sa connaissance. Une attention inquiète figeait ses traits. Elle fixait un objet que l’observateur ne voyait pas mais qui semblait capter toute son attention. Une moitié de son visage était d’autant plus vivement éclairée que l’autre restait dans l’ombre. Cette lumière crue donnait à ses yeux une eau de pierre précieuse. Seules quelques lueurs flamboyantes de ses cheveux venaient réchauffer le fond ténébreux du tableau.

Et vous, mademoiselle Murineau, que nous préparez-vous ?
-Eh bien, à vrai dire…J’ai déjà commencé…il y a quelques jours…J’ai décidé de faire le portrait d’une nourrice (…)
Jullian, un peu contrarié de ne pas avoir été consulté plus tôt, releva avec froideur :
Ainsi vous sombrez dans le naturalisme…Cela pourrait vous desservir…Enfin, puisque telle est votre décision, souhaitons que les goûts de messieurs les jurés s’infléchissent en ce sens. Ce n’est pas impossible, après tout, Zola commence à faire des émules dans la peinture…Nous verrons bien !

Ce que j’en ai pensé

J’ai lu ce livre il y a un bon moment déjà, dès sa sortie poche et j’ai vraiment énormément aimé ce livre même si il y a quelques longueurs au milieu,perseverez dans votre lecture car ce roman vaut vraiment le coup!
L’auteure a manifestement fait beaucoup de recherches ce qui rend le livre réel et vraiment passionant!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s